Saison 1992-93

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Traditionnellement, les champions NBA annoncent le jour de la célébration du titre dans les rues de la ville qu'ils ramèneront l'année suivante le trophée. Cette promesse a été formulée par les Bulls après leur deuxième titre. En réalisant cet exploit, les Bulls pouvaient devenir la 3ème équipe de tous les temps à réaliser le Three peat (avec les Minneapolis Lakers de 1952 à 1954 et les Bostons Celtics de 1959 à 1966). Jordan veut faire entrer son équipe dans la légende.

Cette saison fut particulièrement difficile pour Michael. Michael Jordan est au sommet de sa popularité. Il est déifié et son image est associée à la notion de perfection. C'est la raison pour laquelle son jeu est scrupuleusement analysé, ses moindres faits et gestes sont suivis. Après la saison 1991-92 si éprouvante, Jordan adopte un style moins spectaculaire. Finies les figures de style dans le ciel, il préfère tenter sa chance loin du cercle. Et le mons que l'on puisse dire, c'est qu'il n'a pas été très adroit : 49.5% à 2 points et surtout, 35.2% à 3 points.
Néanmoins, Jordan va encore augmenter son palmarèsindividuel en égalant le record de Wilt Chamberlain avec 7 titres d'affilée de meilleur marqueur (32.6 points / match). Il va produire des performances exceptionnelles :
- 30 points dans le All Star Game de Salt Lake City (il possède alors la plus grande moyenne de tous les temps dans les All Star Games)
- il va marquer son 20 000ième point en janvier
- le 20 novembre, il passe 54 points aux Lakers
- en décembre, il en plante 57 contre les Bullets
- toujours en décembre, il aligne 3 triple-doubles:
* 28 points, 11 rebonds et 10 passes le 9 décembre 1992 contre Cleveland
* 23 points, 10 rebonds et 10 passes le 19 décembre 1992 contre Philadelphia
* 28 points, 12 rebonds et 11 passes le 29 décembre 1992 à Charlotte
- le 16 janvier, le choc attendu entre Jordan et O'Neal tient toutes ses promesses. L'opposition des styles est flagrante. L'arrogance de la jeune génération contre l'expérience des anciens. La puissance destructice contre la grâce aérienne. Jordan marqua 64 à 27 tirs réussis sur 49 tentés (Jordan n'a jamais autant tiré dans un match) mais n'empêcha pas la défaite siens 128 à 124. Le duel fut bien présent avec la performance annonciatrice du Shaq (29 points et 24 rebonds).

Jordan prend énormément de responsabilités durant la saison. Pippen a du mal à confirmer sa saison précédente. Les Bulls doivent faire face à plusieurs absences prolongées (Paxson ou Cartwright). Jordan semble fatigué par cette compétition incessante. Avec la naissance de son 3ème enfant et la fin de son contrat avec les Bulls dans 2 ans, les journalistes annoncent la retraite prochaine de son Altesse.

Néanmoins, le bilan de la saison est positif : les Bulls finissent leur 4ème exercice consécutif à plus de 50 victoires (57 v - 25 d). Malgré des statistiques très belles (32,5 points, 6,7 rebonds, 5,5 passes, 2,83 interceptions), le titre de MVP est attribué à Charles Barkley (25.6 points, 12.2 rebonds, 5.1 passes, 1.57 interceptions et 52% de réussite à 2 points).

Les Bulls arrivent en playoffs (sans l'avantage du terrain car les Knicks ont un meilleur bilan - 60v-22d). Ils attomisèrent les pauvres Hawks et Cavs avec chaque fois un sweep (3-0 puis 4-0). Les Bulls doivent maintenant affronter les arrogants Knicks. New York vit dans le souvenir des défaites infligées par les Bulls.
Pat Riley est alors le chef de ces féroces soldats, emmenés par Pat "The beast" Ewing. Adepte du jeu rapide et du show Time, Riley va cette fois imposer une discipline de fer, privilégiant la défense et employant des méthodes physiques très limites (à l'instar des Bad Boys de Detroit).
Le héros du match 1 se nomme John Starks. Cet homme de l'ombre effectua un travail défensif de tous les instants. Jordan ne peut rien faire et dira de son adversaire du jour : "Je ne sais pas quand il a commencé à jouer au basket, je ne me souviens plus de son arrivé en NBA. Mais aujourd´hui il était partout, un sacré joueur". Les Knicks remportent le premier match. Le deuxième match est aussi à l'actif des locaux. Malgré une remontée fanstatique des Bulls, menés par Jordan, les Bulls cèdent devant le public en transe du Madison Square Garden. On assista même au plus beau dunk de l'année : Ewing pose un écran sur BJ armstrong, Starks contourne la défense pour dunker main gauche sur les têtes de MJ et d´Horace Grant. les Bulls sont alors menés 2 victoires à rien. Le retour au Chicago Stadium va sonner leur réveil. Les Bulls vont aligner les 4 victoires nécessaires à leur qualification pour les finales. Jordan planta même 54 points dans le match 4. L'image que l'on retient est la défense impécable des Bulls à un moment décisif du match 5 : A quelques secondes de la fin les Knicks sont menés d´un point mais ont la possession de balle. Charles Smith campe dans la raquette adverse et tente de dunker à 4 reprises. A 4 reprises il est contrés par Pippen et Grant.

Chicago est en finale contre les Suns de Phoenix et du MVP de la saison, Sir Charles. Jordan et barckley sont des amis. Leur opposition est sous le signe du respect. Mais, les Bulls ont rendez-vous avec l'histoire et les Suns n'y pourront rien. Les Bulls remportent les 2 premiers matches à la West Arena. On se dit alors que l'affaire est pliée. Mais, Phoenix retrouve des ressources au match 3, marqué par 3 prolongations. Chicago remporte le match 4 mais laisse filer le 5. Retour à Phoenix, Barckley annonce la couleur "C´est notre destin. C´est fini. Ils ne gagneront plus dans notre boutique". Le match 6 va rentrer dans la légende. Il va offrir au public un dénouement digne des plus grandes tragédies grecque. Les Bulls dominent tranquilement les débats jusqu'au début du 4ème quart-temps mais le public de Phoenix va redonner espoir aux siens. Les Bulls sont asphyxiés et le score est de 98 à 94 en faveur des locaux, à 1 minute 46 sec. Jordan ressort son habit de Superman opur ramener les siens au score (-2). Insuffisant pour repasser devant, un autre héros va alors prendre toutes ses responsabilités : il reste 3.9 secondes, Horace Grant passe la balle à John Paxson qui rentre le 3 points de la victoire (99-98). La dernière possession de balles des Suns est gâchée par le contre monstrueux de Gront sur une ultime tentative de Kevin Johnson. Jordan est bien évidemmentélu MVP des finales. Jordan ne s'imagine pas encore que sa vie va basculer...





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Dernière modification : January 11 2016 22:56:40.